Haut
Mission Afrique
PALUDICOLES en AFRIQUE

Le terme de « paludicole » correspond aux oiseaux vivant dans les zones humides, plus particulièrement dans les zones denses comme les roselières. Ce groupe composé entre autres du Phragmite des joncs Acrocephalus schoenobaenus, de la Rousserolle effarvatte Acrocephalus scirpaceus, ou bien encore de la Gorgebleue à miroir Luscinia svecica, représente plusieurs centaines de milliers d’oiseaux migrateurs, nichant en Europe et hivernant en Afrique. En Europe, les travaux de recherche ont contribué à une meilleure connaissance des stratégies de la migration et ont confirmé l’importance des zones humides de la façade atlantique dans la biologie de ces espèces. Cependant, un maillon clé dans la conservation de ces espèces reste la connaissance des aires d’hivernage de ces oiseaux (évolution, fonctionnement, gestion).
Acrocephalus arundinaceus
Luscinia svecica
Motacilla flava
Sylvia cantillans
Uraeginthus bengalus
Merops pusillus
Cisticola galactotes
Urocolius macrourus
Prospection des zones d’hivernage du Phragmite aquatique

Le Phragmite aquatique Acrocephalus paludicola est actuellement le passereau le plus menacé d’Europe. Il fait aujourd’hui l’objet en France d’un Plan National d’Actions visant à mieux comprendre le fonctionnement de cette espèce en migration et ainsi mieux gérer et protéger les zones de halte migratoire. Beaucoup d’études sont également réalisées en Europe de l’Est sur ses sites de reproduction. Cependant, en 2010, seule une zone d’hivernage du phragmite aquatique était connue : le Parc National des oiseaux du Djoudj au Sénégal.

C’est donc une grande avancée ornithologique que la découverte de 16 Phragmites aquatiques en 2011 par l’équipe de l’ACROLA sur trois sites d’hivernage différents, deux sites en Mauritanie et un site au Mali.

En Mauritanie, les sites où la présence de Phragmite aquatique a été mise en évidence par les bagueurs de l’ACROLA sont des petites zones humides appelées « Tamoürts » (entre 50 et 500 ha). Ce sont de véritables oasis de verdure au milieu de l’immense steppe sahélienne. Ces bassins retenant l’eau offrent les conditions propices au développement de scirpaies, végétation particulièrement appréciée du Phragmite aquatique où il trouve gîte et couvert pour passer l’hiver.

Au Mali,  les recherches ont été fructueuses dans les « bourgoutières » bordant le Mayo Dembé au centre du Delta intérieur du fleuve Niger. Ce sont des prairies aquatiques inondées par la crue du fleuve dans lesquelles pousse un pâturage naturel de graminées largement dominée par le bourgou Echinochloa stagnina.
Click photos pour les agrandir
Le partenariat entre l’ACROLA, le Parc National du Diawling et l’AECID a permis de former pendant un mois quatre agents du parc au technique de baguage et à l’ornithologie. Les ornithologues de l’association ont apporté un soutien technique lors du comptage Wetlands visant à évaluer le nombre total d’oiseaux d’eau présents sur le Parc. En matière d’éducation à l’environnement, les membres de l’équipe ont tenu une conférence sur la biodiversité avec les chefs des villages riverains.
af.IMG_5328
af.DSCF2201
af.IMG_4709
Scirpaie 1
Scirpaie 2
Bourgou
Acrocephalus paludicola
Acrocephalus paludicola
Acrocephalus paludicola
 
Suivez nous sur Acroblog
ou sur Facebook
Lire le Carnet de Voyage d'Afric par Etienne
Merci de cliquer ici
Telecharger le PDF (7,2 MB  )
Malgré tout les efforts consentis en Europe en faveur des zones humides, si les écosystèmes africains se dégradent, ces peuplements d’oiseaux migrateurs en subiront les conséquences et péricliteront rapidement. C’est pourquoi L’ACROLA agit en Afrique de l’Ouest à travers une étude sur l’hivernage des fauvettes paludicoles.

En 2009, l’ACROLA a réalisé une mission de prospection, d’exploration et de prise de contact qui a donné lieu à l’organisation de 10 sessions. Ces dernières ont permis de capturer presque 800 oiseaux dont la moitié de fauvettes paludicoles transsahariennes (dont 5 contrôles étrangers dont 2 français, Donges et Guines).

En 2010, une expédition plus importante a été montée où plus 5000 oiseaux dont 2200 migrateurs transsahariens ont été capturés lors de 33 sessions de baguage sur 21 sites différents.