Association ACROLA

Caméras

Objectif Cigogne blanche

C’est le nom d’un projet scientifique aux multiples aspects, développé entre le Parc de Brière, RTE (Réseau de Transport d’Electricité) et l’ACROLA.

Afin de recueillir plus d’informations sur la biologie des cigognes de notre région, des caméras ont été installées au dessus de deux nids de cigognes, dans le Parc de Brière, avec en prévision un travail d’analyse scientifique des données recueillies. C’est l’occasion pour tous de profiter d’images spectaculaires des différentes étapes de la nidification jusqu’à l’envol des jeunes.

En plein cœur de l’hiver, naviguant entre les vagues de chaleur et les vagues de froid, les Cigognes blanches remontent progressivement de leur site d’hivernage. Nous observons leur installation sur leur site de reproduction en Loire-Atlantique depuis le début du mois de février, notamment pour les deux mâles nichant sous les caméras, de retour sur leurs nids respectifs depuis maintenant quelques semaines.

Pour rappel, les deux mâles portent une bague avec pour l’un le code AMZX, et l’autre FAZR. Le mâle AMZX est né à Vue en 2010 et a été recensé comme individu reproducteur depuis 2013. En 2014, il s’installe sur une plateforme en bois un contrebas du pylône pour s’y reproduire plusieurs années, et c’est en 2017 qu’il monte s’installer sur le pylône. En ce qui concerne le mâle FAZR, il est né à Cordemais en 2016, et se reproduit sur le même pylône depuis 2019. Les femelles formant les couples en 2021 ne portaient pas de bague. 

Cette année, nous avons retrouvé les deux mâles connus sur leur nid, les femelles étaient non bagués donc il est impossible d’assurer leur identité.

Total de curieux depuis le 7 février 2022 : 19532

Vous pouvez toujours soutenir notre projet de caméra à :

RTE ACROLA CAM 1 NID 1

Décidemment cette année la reproduction sur ce nid est une suite de péripéties. Si tout avait bien commencé avec l’arrivée du couple habituel et la ponte du premier œuf le 7 mars,  la première surprise a été la ponte du deuxième œuf avec un décalage inhabituellement long de 4 jours.

Ensuite la composition de la ponte : seulement trois œufs  contre 5 l’an passé. Puis le 25 mars l’un de ces œufs est rejeté par les adultes, n’en laissant plus que deux au fond du nid. Enfin le 10 avril un poussins tente de sortir de son œuf au petit matin. Là encore rien ne va, vers 15h le poussin n’est toujours pas sorti et l’œuf est rejeté par le mâle.  

Le dernier oeuf n’aura finalement pas éclos. Il a été couvé pendant de longues journées avant d’être finalement jeté à son tour. Les adultes ont continué d’utiliser le nid surtout comme dortoir, mais ils sont de moins en moins présents.

RTE ACROLA CAM 2 NID 2

Le suivi de cette nichée a également réservé son lot de surprises : d’abord la fréquence des pontes avec un écart de 3 et 4 jours, beaucoup plus que les 1 ou 2 jours habituels.

La ponte était constituée de 4 oeufs lorsque l’un d’entre eux a été cassé durant la couvaison, puis écarté et jeté du nid. Huit jour plus tard, la femelle pond de nouveau un 4ème oeuf. Nous observons la présence d’un tout petit cigogneau le 12 avril à 19h21. Par la suite, 2 à 3 jours séparent chaque naissance, et 4 poussins se tiennent dans le nid au 21 avril. 

Seulement voilà, la nature est parfois rude, le manque de nourriture ne permet pas toujours la survie de tous les cigogneaux. Ainsi, il n’est pas rare d’observer la suppression des plus jeunes poussins pour assurer la survie des plus grands. C’est ce qui s’est déroulé sous la caméra 2. 

Les deux plus grands cigogneaux semblent bien se porter aujourd’hui, ils ont été bagués par l’équipe : OBPY et OBPZ.

Ils partiront bientôt se nourrir comme des grands… Nous espérons les revoir d’ici quelques années, pour se reproduire en Loire-Atlantique.

Regard de partenaires

Le phénomène de vibrations que vous observez est réel, et il n'est pas nouveau : nous l'avions constaté dès l'installation du système initial il y a 2 ans. Dès lors, nous avions fait vérifier la stabilité de la fixation de la caméra par les équipes de ligneurs de RTE (Réseau de Transport d'Électricité) : RAS ! Nos observations sur plusieurs mois nous ont permis de vérifier que ces vibrations n'avaient rien à voir avec la vitesse du vent. Nous avons assisté à des tempêtes avec des images parfaitement stables ! Des nombreuses explications que nous avons explorées, la plus probable serait liée à une micro-vibration de l'ensemble du pylône (dans les 45 mètres de haut, en métal) à des moments de changements rapides de température de l'air (soleil levant, couché du soleil). Comme la caméra est à plusieurs mètres du nid (il y a un zoom assez important), cette micro-vibration est rendue encore plus sensible par l'effet de grossissement."

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